Parole - Français - Résistants

Mariage pour tous ? Analyse de bon sens succincte.

Quelle que soit la préparation d'une loi, elle doit être mûrement réfléchie et le peuple informé correctement sur le sujet par des professionnels du sujet. Les notaires en l'occurence.

 

Les gouvernementaux et parlementaires n'ont cure de ces fondamentaux. Ils ne cherchent, c'est notre analyse qui intervient, qu'à mettre un voile sur le contexte général : la gravité de ce dernier en matière économique, et lancer les Français dans des querelles sans fins, provoquer la chienlit sur un sujet qui ne peut que diviser car les citoyens sont si peu préparés à ce nouveau fait de société.

 

Mettons donc les notaires à contribution et lorsque ceux-ci auront planifié le problème, donnons aux Français le pouvoir de légiférer comme ils devraient en avoir le droit si Hollande et Sarkozy, bons gestionnaires, avaient institué le Référendum d'Initiative Citoyenne.

 
Analyse :

 

"Une mauvaise loi hâtivement préparée ne peut avoir que des conséquences très lourdes. Avec ce projet, nous nous apprêtons à toucher à une institution millénaire. Le mariage a toujours été l'union d'un homme et d'une femme pour fonder un foyer et avoir des enfants. Il serait habile que toutes les répercussions de cette loi puissent être envisagées avant qu'elle ne soit promulguée.

 

Sans porter de jugement sur ce projet, c'est une question de bon sens - il faut prendre le temps de vérifier que les nouveaux textes correspondent bien à des vrais besoins. Si l'on se fonde sur le nombre de couples de même sexe pacsés et les statistiques de nos voisins belges et espagnols, environ 2 % de la population formalise une union homosexuelle. Il faut donc prendre cette demande en compte, mais il n'y a pas non plus d'urgence à légiférer."

 

Là, ou le bât peut blesser si les professionnels n'interviennent pas

 

Ce projet soulève notamment des questions liées au statut du beau-parent. Dans un couple, si le conjoint adopte l'enfant de l'autre, quel sera le statut de l'autre parent biologique ? Quelles seront les obligations de l'enfant à l'égard de ce parent adoptif et des propres parents de ce dernier ?

Quel nom va porter l'enfant adopté par un couple de personnes de même sexe ? Si la procréation médicalement assistée est autorisée pour les couples de femmes, que faire en cas de séparation et de nouvelle union ? Un enfant pourra-t-il avoir trois mamans ? Ces difficultés ne sont pas insurmontables, mais il faut prendre le temps de les examiner avant de légiférer.

 

Inutile d'aller plus loin. Vouloir légiférer avant examen approfondi de cette nouvelle situation va pertuber énormément nos institutions et nos habitudes. Un merdier de plus dans nos gauloiseries.

 

En Gascon on dit : Viste heyt, plan foutut. Vite fait, mal fait.

 

C'est bien un rideau de fumée sur un contexte économico-social dramatique. Quand va-t-on enfin apprendre à réfléchir et confier la souveraineté aux citoyens maîtres de leur avenir ?

 

Réponse possible : Lorsque le peuple aura compris qu'il a droit et devoir,  lié à ses semblables, à conduire son avenir.

 

Jacques Daudon et quelques réflexions de notaire.



12/01/2013
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